Des pensées comme un carrousel
en mouvement perpétuel.
Ce n’est pas moi qui décide
si les nuages passent ou s’accumulent.
Je dessine des arabesques sur ton dos
en inventant une histoire qui te chatouille.
Je resterais bien cinq minutes de plus ici.
Le coin entre ton cou et ton épaule
est le refuge préféré de ma bouche
au lever du soleil.
Le temps est capricieux et impatient,
un moment doit en précéder un autre.
Dès qu’on s’y sent confortable
les aiguilles de l’horloge ont tourné.
Le cœur se bat contre l’angoisse
face à une nouvelle rencontre.
Aura-t-elle envie de moi ?
Quel détail me trahira ?
Je suis le plus à l’aise après le premier verre,
un peu moins après le troisième.
Des pensées comme un carrousel
en mouvement perpétuel.
Je doute de mes doutes
et crois changer en restant pareil.
Je regarde la silhouette de ton dos
en découvrant les détails de ta peau.
Je me sens bien ici.
Le coin entre ton cou et ton épaule
est le refuge préféré de ma bouche
au lever du soleil.